Règle et Statuts de l'ordre du Temple - Laurent Dailliez

Parution : 01/11/1996
Editeur : Dervy
ISBN : 2-85076-733-6
EAN13 : 9782850767333
Format : 17 cm x 22 cm
Nb pages : 397
Après l'abolition de l'ordre en 1312, la règle et les statuts du Temple tombèrent dans l'oubli.
La règle latine primitive, retrouvée à Paris au XVIIème siècle, fit l'objet de rares publications dans les annales cisterciennes et dans les collections des actes des conciles, mais la plus grande partie des statuts restait inconnue. C'est seulement en 1886 que le chartiste Henri de Curzon put restituer, grâce à des découvertes faites à Rome, à Dijon et à Paris, entre 1794 et 1840, le corpus complet de la réglementation templière.
Encore ne s'agissait-il que d'une transcription de manuscrits écrits en français du XIIIème siècle, qui demeurait à peu près inaccessible au lecteur non préparé. Il fallut attendre cent ans pour qu'en 1972 le chercheur Laurent Dailliez proposât une traduction de la règle en français moderne, traduction très proche de l'esprit du texte et dont l'auteur choisit délibérément qu'elle serait plus littérale que littéraire.
Cette seconde édition de la traduction de Laurent Dailliez est précédée de l'histoire et de la description sommaire des manuscrits de la règle découverts depuis un siècle - sujet encore inédit - et de considérations neuves sur la légitime fonction du "secret" dans la vie de l'ordre. Elle comporte de très nombreuses notes et références relatives au procès lui-même et à quelques-uns des fantasmes qu'il a engendrés et qui apparaîtront plus tard dans les statuts secrets des Néo-Templiers (Le document de Hambourg), dans les écrits anti-maçonniques (Nicolaï, Barruel) et même dans les travaux, dépassés aujourd'hui, de quelques orientalistes (Hammer-Purgstall).
La lecture attentive des textes de la règle constitue un préalable nécessaire pour aborder l'étude du phénomène templier, encombré par un foisonnement d'idées fausses et de publications fantaisistes. Une bonne connaissance des statuts de l'ordre permet enfin de mesurer toute la distance qui sépare l'institution médiévale de certaines sociétés millénaristes et pseudo chevaleresques récemment créées.
Tout sépare les suppliciés de Philippe-le-Bel des malheureuse victimes d'un creux illuminisme moderne, simpliste, syncrétiste, enjôleur et propice aux manipulations. L'idéal des Pauvres Chevaliers du Christ, exprimé par des vœux monastiques solennels, était religieux et militaire. Il voulait, par la prière et par l'héroïsme, sauver les âmes qui embrassaient sa règle, défendre les droits des chrétiens en Terre Sainte et garder le Saint Sépulcre .
L'ordre constituait avec les Hospitaliers de Saint Jean, les chevaliers Teutoniques et les milices espagnoles (Calatrava, Alcantara, Santiago) un des remparts importants de la Chrétienté.