La Franc-Maçonnerie sous la 3eme République - Mildred Headings

Parution : 24/02/1998
Editeur : Le rocher
ISBN : 226802783X
EAN13 : 9782268027838
Format : 16 cm x 24 cm
Mon objectif, en étudiant la Franc-Maçonnerie française, était de déterminer quel rôle, s'ils en eurent un, les Francs-Maçons français jouèrent dans la vie politique et culturelle de la France sous la IIIe République. Ma curiosité envers un tel sujet fut tout d'abord éveillée lorsque je constatai que l'on trouvait dans les histoires générales des Français peu d'allusions aux idées et aux activités des Francs-Maçons français, alors qu'une enquête sur le sujet laissait entrevoir l'importance et l'intérêt de ce domaine d'étude pour ceux qui s'intéressaient à l'histoire générale de la IIIe République et de la Franc-Maçonnerie.
La traduction tardive de cet ouvrage de synthèse paru en 1949 (French Freemasonry under the Third Republic, Baltimore, Johns Hopkins Press) peut surprendre, compte tenu des avancées considérables de l’historiographie maçonnique dans ce domaine depuis un demi-siècle. L’explication est à rechercher dans la sympathie engagée de l’auteur en faveur de la maçonnerie française laïque, tenue de ce fait pour « irrégulière » par les obédiences anglo-saxonnes. Le regain d’intérêt pour la laïcité dans le contexte contemporain donne aux réactions de l’historienne américaine une valeur nouvelle. M.J.H. tire de son analyse de l’action de la maçonnerie française dans la vie politique et dans l’évolution de la société la conviction qu’un projet cohérent l’a sous-tendue, elle fut le « ciment de la République » et son action lui paraît minimisée par les historiens français tant pour la structuration de la vie politique autour du Parti radical que pour les transformations sociales. Ce lien privilégié avec la démocratie apparaît ainsi comme central vu de l’extérieur alors que pour les acteurs ce sont les ralliements politiques et les hésitations en matière d’engagement social qui tiennent le devant de la scène.
Les annexes donnant des tableaux statistiques sur les implantations des loges et les listes de Grands Maîtres et Souverains Grands Commandeurs Écossais sont bienvenues , en revanche la présentation des condamnations pontificales montre à l’évidence les limites de la compétence de l’A