Les Sociétés Fraternelles - Jean-Pierre Bacot

Parution : 27/08/2007
Editeur : DERVY
ISBN : 978-2-84454-497-1
EAN13 : 9782844544971
Format : 16 cm x 24 cm
Nb pages : 286
Un essai d'histoire globale
Ce livre, préfacé par Roger Dachez, recouvre pour la première fois l’ensemble du paysage des sociétés fraternelles qui se sont constituées en Grande-Bretagne sur le modèle de la franc-maçonnerie. Beaucoup de ces fraternités relèvent de ce que l’on a parfois nommé « the poor masonry ». Elles sont beaucoup moins connues et documentées que ce qui s’est immodestement appelé « l’Art Royal », bien que partageant avec lui légendes, rituels, grades et décors et constituant un univers mutualiste très puissant.
L’auteur fait le point sur les connaissances récentes qui éclairent la naissance du modèle et il relève l’apparition des premières organisations construites en Angleterre au XVIIIème siècle, notamment les grandes fraternités populaires comme les Odd Fellows, les Foresters, ou les Druids. Il interroge ensuite les conditions de transposition de ces sociétés fraternelles en Europe latine et germanique, puis en Amérique du Nord où d’autres occurrences sont apparues, en prenant comme fil rouge la question de la place des femmes.
Un chapitre est ensuite consacré à une tension qui n’a jamais été étudiée jusqu’ici : la confrontation qui eut lieu à la fin du XIXème et au début du XXème siècles au Canada et dans une partie des Etats-Unis, entre les fraternités maçonnisées réputées protestantes et anglophones et le produit de la réaction identitaire des terres catholiques et souvent francophones. Il analyse à ce propos le rôle de certaines adaptations en forme de contremesures, comme celle des « Chevaliers de Colomb », une sorte de maçonnerie antimaçonnique catholique.
Le livre se penche enfin sur le croisement de deux réalités aussi bien sociales que communicationnelles : le déclin des adaptations traditionnelles du modèle, qu’il s’agisse de la franc-maçonnerie anglo-saxonne ou des sociétés fraternelles anglaises ou américaines, et la bonne santé de la franc-maçonnerie française. Dans un pays ou les sociétés fraternelles populaires ritualisées ne s’implantèrent jamais, exception faite du compagnonnage, la féminisation et la diversité des options philosophiques semblent constituer une véritable exception culturelle, vivace, mais moins universelle qu’elle aimerait l’être.