L'Apocalypse de Saint Jean illustrée par la tapisserie d'Angers - Paule Amblard

Ouvrage indisponible
Parution : 14/10/2010
Editeur : Diane de Selliers
ISBN : 978-2-903656-75-1
EAN13 : 9782903656751
Format : 25,5 cm x 34,5 cm
Nb pages : 405
L’Apocalypse, texte fondateur de la chrétienté, a été écrit au Ier siècle saint Jean, en exil à Patmos. Ses puissantes visions prophétiques ont inspiré au XIVe siècle l’un des plus célèbres peintres du Moyen Age, Hennequin de Bruges, qui conçut pour le duc Louis Ier d’Anjou le plus grand ensemble de tapisseries jamais réalisé, chef-d’œuvre de l’art médiéval. Cet ouvrage reproduit le texte de l’Apocalypse illustré par les soixante-quinze panneaux de la tapisserie, magnifiés par de nombreux détails et des peintures de manuscrits comblant l’absence des dix-neuf tapisseries disparues.
Les commentaires de Paule Amblard, historienne de l’art spécialiste de l’art médiéval, éclairent les œuvres, en relation constante et étroite avec le récit de l’Apocalypse. Dans l’alliance de ce texte sacré et de ce chef-d’œuvre artistique, le lecteur chemine avec ferveur pour découvrir le message d’espoir et de plénitude spirituelle que porte l’Apocalypse. L’introduction « Le chemin de l’Apocalypse » de Paule Amblard rappelle au lecteur le contexte dans lequel Jean connaît ses visions.
Elle nous entraîne sur la trace passionnante de l’histoire de la tapisserie d’Angers et livre avec sincérité et émotion sa propre lecture du message de saint Jean.

Biographie

Jean, frère de Jacques le Majeur, est l’un des premiers disciples du Christ. Bien que le nom de Jean ne soit pas mentionné dans l’Évangile selon saint Jean, la tradition chrétienne lui attribue la paternité de cet évangile, des trois épîtres qui portent son nom et de l’Apocalypse du Nouveau Testament. Après la Pentecôte, les apôtres se séparent pour partager la parole du Christ. Jean se rend en Asie où il fonde plusieurs églises. Dans La Légende dorée, Jacques de Voragine propose une version de la vie du saint. Il raconte qu’inquiet de sa renommée, l’empereur Domitien fait venir Jean à Rome et le plonge dans une marmite d’huile bouillante. Il en ressort sain et sauf. Furieux, Domitien l’exile sur l’île de Patmos. C’est sur cette île grecque de la mer Égée que Jean s’emploie à écrire les visions de l’Apocalypse. La même année, l’empereur meurt et la disgrâce de Jean prend fin. Il retourne à Éphèse auréolé de gloire. L’apôtre multiplie les miracles dans cette ville et son prestige ne cesse de croître. Saint Jérôme relate que Jean demeura à Éphèse jusqu’à l’extrême vieillesse « et devint si faible que ses disciples devaient le porter à l’église et qu’il pouvait à peine ouvrir la bouche ; mais à tout instant il répétait cette seule et même phrase : “Mes enfants, aimez-vous les uns les autres !” Or, un jour, les fidèles qui étaient près de lui, s’étonnant de ce qu’il répétât toujours la même chose, lui en demandèrent le motif. Et le saint leur répondit : “Parce que c’est le grand précepte du Seigneur ; et si seulement on applique celui-là, cela suffit” »* Jean s’éteint à Éphèse à l’âge de quatre-vingt dix-huit ans après avoir fait de nombreux disciples du Christ, propagé sa parole dans toute l’Asie mineure et rempli à plus d’un titre la mission que l’ange lui avait confiée dans ses visions du livre de l’Apocalypse : Puis la voix du ciel, que j’avais entendue, me parla de nouveau: « Va prendre le  petit livre ouvert dans la main de l’Ange debout sur la mer et sur la terre. Tiens, mange-le ; il te remplira les entrailles d’amertume, mais en ta bouche il aura la douceur du miel. » Je pris le petit livre de la main de l’Ange et l’avalai […] Alors on me dit : « Il te faut de nouveau prophétiser contre une foule de peuples, de nations, de langues et de rois. » (Apocalypse, 10, 8-11).