Les Degrés de l'Apocalypse - Claude Guérillot

Parution : 02/04/2007
Editeur : VEGA
ISBN : 978-2-85829-478-7
EAN13 : 9782858294787
Format : 14 cm x 21 cm
Etude des XVIIème et XIXème degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepté
Bien des degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepté ont été inspirés par l'un ou l'autre des Livres de l'Ecriture.
Parmi ceux-ci, l'Apocalypse, même si saint Jean l'Evangéliste n'en est peut-être pas l'auteur, tient une place à part. C'est, par excellence, un livre initiatique par son ésotérisme et son eschatologie. Les "Degrés de l'Apocalypse" correspondent aux XVIIe et XIXe degrés du Rite Ecossais Ancien et Accepté. A l'origine, vers 1760, le premier s'appela Chevalier d'Occident et le second Sublime Ecossais.
Lors de leur incorporation dans le Rite de Perfection, ils devinrent Chevalier d'Orient et d'Occident et Sublime Ecossais ou Grand Pontife. Ils étaient alors associés au XVIIIe degré. Pour des raisons d'opportunité exposées dans le livre, le XIXe degré fut relégué parmi les grades "philosophiques" communiqués au XXXeme degré. L'un et l'autre peuvent s'analyser comme des paraphrases symboliques de l'Apocalypse, dans sa première partie, celle des calamités, pour le XVIIe degré, dans sa dernière partie, celle de la Jérusalem céleste, pour le XIXe degré.
Les nombreux cahiers étudiés ici permettent de suivre l'évolution de ces grades au cours des siècles et de comprendre pourquoi le XVIIe degré a été entièrement réécrit à la fin du XXe siècle. L'analyse permet aussi de proposer quelques pistes de compréhension initiatique dont l'une au moins est très étonnante et instructive. En effet, à l'époque de l'élaboration des premières versions de ces degrés, la Franc-Maçonnerie française vivait l'une de ses crises les plus difficiles et il est possible d'en reconnaître des échos dans les rituels.
L'Apocalypse a inspiré les plus grands artistes, en particulier Dürer dont les gravures illustrent si parfaitement les rituels des "Degrés de l'Apocalypse" qu'il semble impossible qu'elles n'aient pas été connues des Frères qui, les premiers, ont élaboré ces degrés.